Pompons et traumatismes
- Marie-Andrée Arsenault
- 23 déc. 2016
- 1 min de lecture
Dernière vraie journée complète chez les minis avant les vacances. J'arrive avec l'espoir d'un peu de magie de Noël chez mes élèves de 3e-4e année. J'ai même fait des biscuits.
La cloche sonne. Mon fendant en chef, celui-là même qui, à la rentrée, a agité son carton à 2 cm de mon visage en me lançant qu'il n'avait pas juste ça à faire, lui, de découper "mon" carton, s'avance avec un cadeau:
- Pense surtout pas que ça vient de moi; c'est d'ma mère.
Tant pis pour la magie.
C'est la journée de l'accessoire de Noël. J'ai une guirlande lumineuse autour du cou. Mon pré-ado 0,7% d'alcool, lui, porte sa guirlande à la ceinture. Il sautille devant un autre en faisant aller son bassin:
- Regarde comme j'alluuuume! qu'il lui lance.
Je me dis que c'est peut-être la récente découverte traumatisante de l'émission Célibataires et nus qui me fait halluciner, mais non.
Son ami s'adresse à moi en poursuivant sa danse:
- Sais-tu où il est, moi, mon cadeau, Mme Marie-Andrée? Soouus mon chandail!
Je ne suis pas au bout de mes traumatismes puisque mon fendant les rejoint et leur lance:
- Que j'vous voie pas me toucher le pompon!
Le plan A de la matinée était de décorer des boules de Noël. Dommage qu'il n'y ait pas eu de plan B.
Posts récents
Voir toutOn parle de Pâques avec mes cocos de troisième année. J'essaie fort de tisser des liens et d'utiliser de bons mots, de faire preuve de...
L'écriture de notre suite des aventures de Petit Poilu destinée à Dominique Demers va bon train en première année et les enfants sont...